Si vous avez déjà mis les pieds dans une pièce remplie de loyaux supporters pendant un match de la Coupe du monde, vous savez que cette atmosphère n’a pas d’égal.
Au début, les choses sont habituellement calmes. On parle d’alignements et de formations. Puis, revirement, contre-attaque, et c’est alors le silence total. Le commentateur décrit l’action. « Le voilà qui cherche une option… il y a de l’espace à droite… ET LE BUT! » Et c’est l’explosion totale! Cris de joie, sourires, yeux brillants, bol de croustilles renversé…
Ce sont exactement ces montagnes russes d’émotions qui nous caractérisent comme amateurs de soccer. Voilà pourquoi des milliards de personnes s’y reconnaissent.
Cependant, avec de l’argent en jeu, ces émotions peuvent facilement déteindre sur vos stratégies de mise. Alors comment garder la tête froide?
Comment l’intensité du soccer court-circuite le cerveau
Quand Asamoah Gyan a frappé la barre transversale en 2010 dans un match où le Ghana pouvait décrocher son billet pour la demi-finale, ce ne sont pas seulement les rêves de son équipe et de son pays qui se sont envolés, mais aussi ceux de tout un continent.
Ces scènes chargées d’émotion peuvent vraiment influer sur notre façon de penser sur le moment. Et, si vous avez misé, elles pourraient vous donner envie de saisir immédiatement votre téléphone pour effectuer une autre mise pour « récupérer » celle que vous venez de perdre, en réaction à une impression que quelque chose ne fonctionne pas et doit être réparé. Vous joueriez alors par frustration, et non par plaisir.
Parfois, ce ne sont même pas les dollars perdus qui vous font mal, mais le fait d’être passé si près. Le ballon a simplement bondi par-dessus la barre, plutôt qu’en dessous. Vous sentez que vous aviez essentiellement vu juste, que vous aviez bien lu la situation, mais que vous avez été trahi par un coup du sort.
Des recherches montrent effectivement que le cerveau peut réagir à ces occasions ratées comme s’il s’agissait de victoires. Pour lui, ce n’est pas un échec, mais un signal que vous y êtes presque.
D’où le sentiment de tenter de nouveau votre chance. Au niveau neural, vous avez l’impression de n’être qu’à un pas de terminer le travail. Une impression qui peut être vraiment difficile à ignorer.
Les pertes frappent plus fort qu’on ne le croit
Des études montrent aussi que la douleur d’une perte dépasse largement la satisfaction d’un gain. Gagner 100 $, c’est agréable, mais perdre 100 $, ça nous atteint pas mal plus, au point où notre cerveau veut réagir immédiatement.
Une fois qu’on a déjà misé sur un match, le fait de s’arrêter peut donner l’impression d’abandonner. Et, si on mise de nouveau et on gagne, on a l’impression qu’on a réparé un problème, et les bonnes sensations reviennent.
Au soccer, les montagnes russes émotionnelles atteignent des niveaux extrêmes. En 2014, le Brésil a vu son rêve de remporter la Coupe du monde dans son propre pays s’envoler en quelques minutes dans une défaite de 7-1 contre l’Allemagne. Un résultat irréel même pour ceux qui n’avaient pas misé, alors imaginez ce que c’était pour ceux qui avaient mis de l’argent en jeu.
Voici pourquoi. Le fonctionnement de la partie rationnelle du cerveau – celle qui planifie et anticipe – est optimisé lorsqu’on est calme. Sous l’effet d’une action intense pendant un match, le rationnel peut être supplanté par l’émotionnel. On prend alors des décisions plus rapidement, de façon impulsive. Les choix sont guidés par ce qu’on ressent sur le moment, et non par le gros bon sens.
C’est ce qui pousse certains à tenter de se refaire, mais cette course est perdue d’avance. Chez ceux qui essaient de récupérer leur argent par frustration ou par désespoir, la logique prend congé. Les mises montent, les risques explosent, et on s’en remet à des raisonnements infondés, notamment qu’un gain est imminent. En on finit généralement dans un trou encore plus profond.
La préparation avant le coup d’envoi
À ce stade-ci, vous vous demandez peut-être comment résister aux impulsions moins fiables de votre cerveau. Le plus simple, c’est de prendre vos décisions avant le début du match, pendant que vous êtes calme et que vous avez l’esprit clair.
Tout d’abord, établissez un montant que vous êtes à l’aise de dépenser pour un match ou, dans le cas de la Coupe du monde, pour le tournoi entier. Les outils Jouez sensé – comme les limites de dépôt et limites de dépenses sportives – peuvent vous aider à ne pas vous en égarer si vous sentez que vous perdez le contrôle.
Ensuite, choisissez vos mises. Faites vos recherches en vous informant sur les types de mises et les cotes avec lesquels vous êtes à l’aise pour comprendre comment chaque mise fonctionne, puis consultez les statistiques et les analyses sur les joueurs et les équipes sur lesquels vous misez votre argent durement gagné.
L’idée est de créer les conditions pour que votre côté rationnel puisse faire son travail sans se laisser influencer par le bruit de l’émotion. Ainsi, vous laissez le match (ou le tournoi) se dérouler sans vous préoccuper de ce que vous allez miser ensuite.
Regarder (et miser) pour le simple plaisir du jeu
En 1950, le Brésil semblait filer tout droit vers le titre, mais l’Uruguay a joué les trouble-fête devant un public brésilien médusé. Le choc a été tel que le match a été rebaptisé le Maracanazo (traduction : « le choc du Maracanã). Même les amateurs de soccer qui n’étaient pas nés au moment de l’événement en parlent encore comme s’ils y avaient assisté.
Les émotions que procure le soccer sont bien réelles, voire trop fortes. Et, parfois, elles prennent le dessus. Quand c’est le cas, il faut savoir prendre du recul et laisser la partie rationnelle du cerveau reprendre le volant. Si vous avez besoin d’un coup de pouce pour reprendre les commandes, consultez nos outils Ma pause jeu pour savoir comment cesser temporairement de jouer.
Le jeu responsable ne change pas votre passion pour le soccer. Il vous aide simplement à profiter pleinement des moments forts, en toute sérénité.





